Croisière : Carnival fait un effort

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Croisière. Nouméa est le deuxième port français après Marseille en nombre d ’accueil de croisiéristes. D’ici 2020, il est prévu qu’un million de croisiéristes débarque sur le Caillou. Mais qu’en est-il des émissions polluantes de ces bateaux ? A lire dans ACTU.NC

Le groupe Carnival, leader mondial de la croisière, a annoncé que 60 % de sa flotte (102 navires) sera équipée d’ici 2020 de systèmes de lavages de fumée d’échappement (des épurateurs de gaz), selon les informations du journal maritime spécialisé Mer&Marine. Une initiative qui pourrait impacter positivement les Calédoniens car la compagnie de croisière représente 85 % des escales en Nouvelle-Calédonie. Soit à son actif 500 stops en 2016 contre 448 en 2015. De plus, le groupe Carnival Australia a annoncé la construction et la mise en service début 2020 d’un paquebot de plus de 4 000 passagers qui opérera spécifiquement dans la zone, selon le rapport d’activité du Cluster mari- time de Nouvelle-Calédonie. Les nou- veaux paquebots géants commandés par Carnival vont changer de combus- tible par rapport aux autres navires, passant du fuel au gaz naturel liqué- fié (GNL) qui a une teneur en soufre moins importante (il n’est pas encore précisé si le nouveau navire du Paci- fique sera doté de GNL).

Baisse de 85 % des émissions de dioxyde de soufre

Depuis quelques mois, les émissions polluantes des navires de croisière font grand bruit. En septembre der- nier, France Nature Environnement a publié un rapport intitulé « la croi- sière abuse » annonçant alors des concentrations de particules ul- tra-fines dans l’air issues des émis- sions polluantes des navires. Celles- ci seraient les plus dangereuses pour la santé car « leur très petite taille leur permet de s’accumuler dans les poumons et passer à la fois dans le sang et le cerveau », indique le rap- port. Parmi les polluants principaux des navires, qu’ils soient de croi- sière ou de marchandises, on trouve les SOx (oxydes de soufre), les parti- cules fines (PM2,5 et PM10) et les NOx (oxydes d’azote).

L’organisation maritime internatio- nale (OMI) a imposé récemment que le combustible des navires ait une te- neur en soufre de 0,5 % d’ici 2020, ce qui réduira les émissions de dioxyde de soufre de 85 % par rapport aux taux actuels. Une annonce qui profi- tera aussi à Nouméa, d’autant plus si le million de croisiéristes est atteint en 2020 !