Les navires anti-carène liquide de la SLN

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En Nouvelle-Calédonie, le transport maritime est fortement lié à l’industrie de nickel. Le risque majeur rencontré lors du transport du minerai de nickel par voie maritime est le phénomène de « carène liquide ». Sous l’effet de la houle et du choc répété des vagues sur la coque des minéraliers, le minerai peut se liquéfier à l’intérieur des cales et entraîner un mouvement de balancier du navire avec un risque de chavirement. La SLN a mis au point un système unique en son genre : l’anti-carène liquide.

Grace ce système développé par Eramet-SLN et l’armateur nippon JX ocean, les cales sont étroites et resserrées pour éviter que le minerai ne se liquéfie à l’intérieur, la coque est également doublée au niveau des cales. « Un minéralier qui n’est pas anti-carène liquide a un risque de renversement, en particulier quand il navigue avec de la houle. Avec cette forme de cale, on évite ce risque », explique Yves Veran, chef du département transport et préparation des charges à la SLN « Le moins de masse bouge dans le bateau, moins il y a de risque de retournement. Ainsi, le centre de gravité du minerai, même liquéfié reste toujours à peu près au même endroit », continue-t-il.  Le Jules Garnier II a été le premier navire à être équipé de ce procédé en 2012. Son sister-ship, l’Amborella est arrivé à Nouméa en novembre dernier, doté du même système anti-carène liquide. Un troisième navire, l’ Araucaria, est prévu pour avril 2018. Sorti du chantier Japonais Makai Sozen, l’Amborella est le cinquième bateau construit par ce chantier naval. Sous pavillon Panaméen, il est doté d’un moteur de 499 kW x 132 kPM, 3 grues de 30 tonnes, 4 cales et un tirant d’eau de 9,88 mètres sous quille pour 161 mètres de longs.

Lire le reportage paru dans Mer et Marine