Polynésie : A bord de la Goëlette Maris Stella IV

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Polynésie. Embarquée sur un navire qui rallie Tahiti à Tikehau aux Tuamotu pendant 48 heures, j’ai dépeint la vie de ces marins qui donnent tout pour le navire Saint Xavier Maris Stella IV. Plus qu’un travail, une vie.

17 heures, la nuit commence à tomber – L’odeur de coprah provenant de l’huilerie de Tahiti parfume les quais de Motu Uta à Papeete. À peine embarqués c’est l’heure du tama’a. Les marins mangent dehors, devant la cuisine ; les officiers à l’intérieur dans le carré. Après la prière, on s’échange les dernières nouvelles en tahitien. Les marins ne se quittent jamais vraiment. “C’est une famille, c’est une vie. Nous travaillons main dans la main. Tant que tu n’es pas en congé tu ne t’arrêtes pas”, explique Raymond, le chef mécanicien. Avant de naviguer sur les Maris Stella, Raymond a travaillé en machine sur les cargos internationaux. “Cela va faire 30 ans que je suis sur un navire”, dit-il. Aujourd’hui, il prépare sa succession et forme des jeunes, comme Dominique, son second à bord.

18 heures, le navire démarre, le ciel se couche sur Papeete

La manœuvre pour quitter le quai demande de la technicité. Heimana Salem, le fils de l’armateur est aux commandes : il a quitté le Maris-Stella III il y a quelques semaines pour rejoindre le IV. Plus gros, plus rapide, répondant à de nouvelles normes, le navire demande un temps d’adaptation. C’est pourquoi, l’armateur et commandant du Terevau, Tino Fa Shin Chong vient le seconder pendant quelques voyages.

19h45, la passe de Papeete est derrière nous, s’offre alors la mer sous nos pieds pendant 13 heures, jusqu’à Tikehau, l’île des Tuamotu.

Savoir se taire et goûter la mer. Après le repas, l’heure du repos en cabine a sonné. Le cargo ne dort jamais vraiment. Chacun son tour, que ce soit en machine ou en passerelle, marins et officiers prennent leur quart. Loïc, le lieutenant passerelle scrute sa carte. “On garde toujours le même cap entre Tahiti et Tikehau, nous n’avons pas vraiment d’obstacles et la météo sera bonne”, annonce-t-il. Le navire est plongé dans le noir mais pas question de s’endormir aux commandes. C’est l’heure des discussions où l’on parle des familles restées à terre, de cette vie impossible à quitter et des pays lointains qu’on rêve de visiter.

Lire la suite de mon reportage paru dans Tahiti Infos 

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